Kasuku | Existe-t-il un complot féministe?
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Existe-t-il un complot féministe?

L’archevêque Grégoire de Tour (538-594) rapporte qu’en 585, au Concile de Mâcon, un évêque aurait posé la question incongrue de savoir si les femmes possédaient une âme. Les pères conciliaires ont su faire taire l’évêque qui avait posé la question et ils ont bien confirmé que la femme possédait une âme.

Cette anecdote a longtemps fait croire que l’Eglise admettait avant cette date que la femme ne possédait pas d’âme. Ceci est faux et tout le monde sait aujourd’hui qu’en plus d’une âme, la femme possède un cerveau bien organisé, une intuition redoutable et une faculté de manipuler les hommes que nous autres, hommes naïfs, commençons tout juste à entrevoir.

Cependant diverses réactions saines de la gent masculine commencent à voir le jour. C’est ainsi que les habitants mâles du petit canton d’Appenzell, en Suisse orientale, conscients d’être toujours sous la tutelle politique de leurs épouses ont décidé courageusement de leur accorder le droit de vote. C’était couper définitivement avec la Landsgemeinde, cette tradition séculaire. Cette coutume typiquement suisse est la forme la plus ancienne de l’exercice de la démocratie. Une fois par an, tous les citoyens mâles étaient convoqués sur une grande place et les autorités politiques exposaient les problèmes de la communauté et soumettaient leurs projets au vote des citoyens. Ceux-ci votaient à main levée. De l’extérieur, leurs femmes vérifiaient si leur époux avait bien levé la main comme elles leur avaient dit de le faire le matin même. Le plus souvent ils obéissaient à leurs consignes afin de préserver la paix intérieure de leur ménage. Les femmes leur laissaient ainsi l’illusion de domination alors, qu’en réalité, c’était elles qui décidaient de tout. En accordant le droit de vote aux femmes, ils ont enfin pu s’exprimer librement. En effet, il n’a plus été possible de trouver une place assez grande pour organiser une Landsgemeinde mixte. Le passage par le vote secret dans des isoloirs fermés aux yeux des autres leur a permis enfin de pouvoir s’exprimer en toute sérénité.

Pour leur part, les milieux féministes ont longtemps fait courir le bruit que le fait de n’enseigner dans les écoles le tricot, la couture et les arts ménagers qu’aux seules filles, était une injustice flagrante qui destinait les futures femmes aux travaux prétendus subalternes des tâches ménagères.

En réalité, c’est le pouvoir féministe occulte qui non seulement tolérait cette inégalité apparente de traitement dans les écoles mais, surtout, l’avait sournoisement organisée à son profit. Combien de jeunes garçons, sensibles à leur manière à cette inégalité, n’avaient-ils pas demandé qu’eux aussi puissent apprendre à tricoter, coudre ou faire la cuisine ! Nenni, ils étaient privés sciemment de cet enseignement dans le dessein peu avouable de les rendre dépendants des femmes. De plus, depuis leur plus tendre enfance, on les avait conditionnés afin qu’ils laissent leur place à une dame dans l’autobus, à leur tenir la porte, à rabaisser la lunette de la cuvette des w.c., bref à s’effacer devant elles en toutes circonstances. À l’âge de quitter le foyer familial, les jeunes gens désemparés n’avaient alors plus d’autre possibilité que de se soumettre à la loi du mariage et épouser une jeune fille qui prenait alors le relai de leur mère.

Ces dernières, en échange d’un modeste coup de fer sur leur chemise et d’un frigo bien garni de boîtes de bière, pouvaient conclure une alliance socio-économique intéressante : captation de salaire, compagnon d’escorte, fournisseur de vacances de neige, d’escapades lointaines et, surtout, liberté individuelle pendant les heures de bureau du mari. Bref, l’esclavage était soigneusement organisé.

 

N.B Lecteur, tout ce que vous venez de lire est entièrement faux et ne reflète qu’un délire absurde qui m’a traversé l’esprit. En réalité, nous les aimons et leur pardonnons bien volontiers de nous mener la plupart du temps par le bout du nez. Toutefois je vais vous donner un conseil qui sera ma conclusion :

Morale de l’histoire : Si vous voulez vivre heureux en leur compagnie, sachez que deux choses sont nécessaires, l’amour et l’humour. Et si vous deviez vous contenter que d’un seul de ces états, choisissez sans hésiter l’humour, car si l’humour sans l’amour est un peu triste, l’amour sans humour conduit inéluctablement à la catastrophe !