Kasuku | Mon ami Georges Clooney
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Mon ami Georges Clooney

Je suis heureux! Enfin, je fais partie du Club NESPRESSO. J’ai été choisi et j’ai maintenant pour ami Georges Clooney parmi de nombreux autres amis, eux aussi amateurs de café et membres de ce club prestigieux.

Nous autres, membres du Club NESPRESSO, avons de nombreux privilèges : nous somme les seuls à avoir le droit d’acquérir les petites capsules magiques qui nous permettent de préparer un petit expresso mousseux ou des grandes tasses onctueuses pour accompagner notre petit déjeuner.

Pour montrer combien le Club NESPRESSO tient à moi, les responsables m’ont offert un magnifique porte-clés qui, paraît-il, renferme une puce électronique. Les hôtesses de la boutique NESPRESSO ont une mémoire stupéfiante : elles me saluent gentiment par mon nom, me demandent si je vais bien et si j’habite toujours au 40 route d’Hermance, 1222 Vésenaz, tout cela sous l’oeil malicieux de Georges Clooney qui semble me reconnaître, lui aussi. Je me laisse alors guider à travers l’univers feutré de la boutique NESPRESSO. Grâce au Club, je n’achète plus bêtement du café du Brésil ou du Guatémala, mais goûte aux plus grands crus qu’il a sélectionnés pour moi et que les hôtesses souriantes me proposent avec tendresse. J’apprécie alors un pur Arabica d’Amérique centrale qui se distingue des autres par une note torréfiée caramélisée ou une alliance racée d’Arabica et d’une pointe de Robusta provenant du Sud de l’Inde, qui lui confère un corps intense au caractère puissant, avec des notes épicées.

Il faut dire, qu’avant de me rendre à la boutique NESPRESSO, je prends soin de m’habiller correctement, de cirer mes chaussures et mettre ma plus belle cravate pour être en harmonie avec les élégants tailleurs des hôtesses qui nous reçoivent et montrer tout le respect que j’ai pour mon ami Georges Clooney. C’est dans un échange de sourires complices que je reçois le ticket qui me donne le privilège de faire la queue où je côtoie toute l’aristocratie des buveurs de café. J’ai alors le temps de contempler les divers accessoires qui pourront augmenter le plaisir de mes futures dégustations et mon désir irrésistible me fait choisir une série de petits bols isotherme dont la couleur extérieure est en accord avec la capsule choisie.

Les hôtesses doivent avoir un faible pour moi car, d’une voix caressante et avec un sourire irrésistible, l’une d’entre elles me propose toujours de me préparer un petit café accompagné d’un biscuit ou d’un petit chocolat. Elles paraissent tellement émues en faisant fonctionner la toutes dernière machine élégante conçue pour sublimer l’arôme du liquide qu’elles me préparent que l’envie me prend d’être, moi aussi, propriétaire d’une telle machine. Je pense que je vais craquer. Vraiment chez NESPRESSO la recherche technologique ne s’arrête jamais.

Je me rends bien compte que je suis devenu un membre très privilégié du Club. Je sens que, pour une raison que j‘ignore, j’ai été distingué par la Direction à travers tous les égards qu’ils ont envers moi. Je sens cette solidarité et cela me rassure. Je suis même ému à l’idée qu’à l’occasion de mon décès (le plus tard possible, je l’espère), on verra dans les journaux :

(kasuku - annonce mortuaire)
De mauvaises langues insinuent qu’on a droit à un avis mortuaire que si on a consommé au moins 20‘000 capsules ! Comme les gens sont médisants !

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